Amédée Pommier

Résumé

Amédée Pommier Poésies, par Amédée Pommier (1832)

Ce n'est plus le soleil ; c'est un fantôme d'astre Qui sur ce grand désastre Épand un jour affreux.
Dieu puissant ! Dieu vengeur ! criaient les multitudes, Oui, nous nous repentons de nos ingratitudes ; Seigneur, n'achève pas de nous exterminer ; De tes fils supplians vois la douleur amère; Que leur humble prière T'engage à pardonner.
Notre effroi t'a vengé; fais-nous miséricorde; Repousse dans son lit cette mer qui déborde; Le flot impétueux t'écoute aveuglement;
Toi seul, à sa fureur assignant des limites, Retiens ou précipites Ce terrible élément.
Source : Gallica

Amédée Pommier Poésies, par Amédée Pommier (1832)

Qui, quand le monde est endormi, Paraît dans l'enceinte céleste Qu'elle n'éclaire qu'à demi.
Douce et timide souveraine , Sa présence affaiblit à peine L'éclat des constellations, Et son auréole blanchâtre , Comme un feu caché dans l'albâtre , Épand de suaves rayons.
Vois , quand la foudre au loin lancée Vient d'épouvanter l'univers, D'Iris l'écharpe nuancée Se dérouler au sein des airs; Vois les nuages dans l'espace Tantôt ondoyer avec grâce En longues zones de satin , Tantôt, montagnes gigantesques,
Teindre leurs cimes pittoresques Des reflets pourprés du matin.
Source : Gallica

Amédée Pommier Poésies, par Amédée Pommier (1832)

Durait la paix des nuits , de la terre élâncée, Comme un captif qui rompt ses fers , Sur des ailes de feu , la rapide pensée S'élève au roi de l'univers; Elle atteint dans son vol les mondes invisibles , Se perd dans l'infini, son domaine futur , Et monte, en s'écliappant de son cachot obscur , Vers ces hauteurs inacessibles Qu'elle doit habiter après ce globe impur !
Astre aux regards brûlans, comète échevelée, Que ne puis-je avec toi franchir les vastes cieux , Et doubler sur ton char la borne reculée Où se termine enfin ton cours audacieux !
Source : Gallica

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