Auguste de Juge, Fabuliste des Alpes (1853)
“ Regarde, près de moi l'on prie, Le front serein, l'œil radieux; Un instant l'àme s'y délie Pour prendre aussi son vol aux cieux. Aux lieux où dort notre poussière, Vivez en paix, rosiers, cyprès : La mort est douce ou bien elle est amère ; La vie explique ses secrets. L'ANGE ET LA JEUNE FILLE. Bel ange à l'aile blanche, Caché près d'un lit blanc, Pourquoi ce front qui penche D'un air si caressant? C'est qu'à tes pieds sommeille, Dans des songes de foi, La vierge qui s'éveille Pour prier avec toi. Dans la coupe nacrée Du bénitier rempli Puise l'onde sacrée Pour son front recueilli ”
