Jean-Antoine Roucher,
Les Mois
“ Se cache, et sur ses pas entraînant les étoiles, Elle fuit devant l’aube au visage d’argent, Que ramène en ce mois un char plus diligent. Tout-à-coup les forêts, n’aguère abyme informe, Qu’enveloppoit la nuit de sa robe uniforme, Semblent, ainsi qu’au jour où naquit l’univers, Éclore, et s’ombrager de leurs panaches verds. La scène s’agrandit ; la mer s’étend, s’allonge ; Dans son immensité l’horizon se prolonge ; L’orient va r’ouvrir son palais de vermeil, Il l’ouvre ; et tout armé s’élance le soleil. ”
