Jean-Antoine Roucher

Élements biographiques

Portrait de Jean-Antoine Roucher Jean-Antoine Roucher,  Les Mois

“ D’importuns vêtemens soudain il se dégage,
Se précipite au fleuve, et l’ouvrant à la nage :
« Oh ! Si j’osois, dit-il, dans les flots me cacher,
Et lentement vers Rose en silence approcher,
Sans blesser ta pudeur, sans lui coûter des larmes,
Rose, mon oeil furtif dévoreroit tes charmes ! »
Tandis qu’en ses pensers Lozon flotte incertain,
L’air, brillant à ses yeux des rayons du matin,
Derrière se
noircit, et prépare un orage,
Que voile aux deux amans le bois qui les ombrage.
Le vent se taît : il dort dans un calme trompeur.
”
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Antoine Roucher Jean-Antoine Roucher,  Consolations de ma captivité, ou Correspondance de Roucher… (1797)

“ Que veux-tu, ma chere Minette ? toi, ton frere , ta maman vous me manquez. Il y a sans doute ici des personnes dignes qu'on les recherche, et qui sont faites pour verser du baume dans les ames. Mais je suis si gauche pour m'approcher d'autrui. J'ai entendu un jour, en passant dans un corridor, la voix d'une femme, de l'âge à-peu-près de ta maman. Le son de cette voix douce et sensible et qui ne peut partir que d'une ame douce et belle m'a donné le desir d'être admis dans la société de cette femme. ”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Antoine Roucher Jean-Antoine Roucher,  Les Mois

“ Qu’au sauveur d’un romain décernoient les romains :
Rousseau du despotisme a sauvé les humains.
Mais de ses ennemis le flot bruyant approche.
Eh bien ! Tous à la fois vomissant le reproche,
Profanez de la mort le silence éternel ;
J’attendois l’injustice à ce jour solemnel.
A-t-il pour s’agrandir armé la calomnie ?
A des soins intriguans ravalé son génie ?
Il ne mandia point la gloire ; il la conquit.
Qui le dira jaloux ? Qu’a-t-il fait ? Qu’a-t-il dit ?
Qui de vous l’a surpris, des modernes Orphées,
En secret dégradant et minant les trophées ?
”
Source : Wikisource

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