Jean-Antoine Roucher,
Les Mois
“ D’importuns vêtemens soudain il se dégage, Se précipite au fleuve, et l’ouvrant à la nage : « Oh ! Si j’osois, dit-il, dans les flots me cacher, Et lentement vers Rose en silence approcher, Sans blesser ta pudeur, sans lui coûter des larmes, Rose, mon oeil furtif dévoreroit tes charmes ! » Tandis qu’en ses pensers Lozon flotte incertain, L’air, brillant à ses yeux des rayons du matin, Derrière se noircit, et prépare un orage, Que voile aux deux amans le bois qui les ombrage. Le vent se taît : il dort dans un calme trompeur. ”

