Jean Bertheroy , Le Colosse de Rhodes
“ Dix Rhodiens, dix navires, proclamaient ces hommes avec orgueil. Les bras nus, le torse libre dans une tunique de lin roux, ils creusaient avec une ardeur infatigable les longues poutres de cèdre et de chêne, descendues des forêts du mont Atabyrion. Le bruit des marteaux s’élevait en même temps que ronflaient les meules que d’autres hommes tournaient, attelés ensemble comme des chevaux dociles. La sueur coulait de leur front ; leurs lèvres ouvertes laissaient passer un léger filet d’écume. Mais la joie de créer décuplait leur courage. ”
