Jean Bertheroy , Le Colosse de Rhodes
“ Toutes les étoiles paraissent éteintes. Et lui, ne va-t-il pas s’obscurcir aussi ? Le ciel alors deviendrait un lac de ténèbres. — Calme-toi, Lyssa, ce n’est rien. Tes yeux sont éblouis, et tu ne distingues plus les constellations sans nombre. Puis ta main est brûlante et je respire l’odeur du feu sur ta chevelure. Va te reposer ; je veillerai à ta place auprès du trépied sacré. — Non, dit Lyssa, il faut que je prie, il faut que j’implore Héraclès, que je le conjure de m’être propice. Dornis, un grand bonheur m’est venu. Je te conterai cela quelque jour. ”
