Jean Bertheroy , Le Colosse de Rhodes
“ Il n’avait jamais quitté les parages de son île ; jamais il n’avait vu autre chose que la figure formidable du Colosse dominant Rhodes, l’écrasant presque sous son talon de bronze, géant à l’ombre duquel aucune fleur ne pouvait pousser ; depuis qu’il avait pris place dans la capitale nouvelle, ce Colosse d’airain avait tout tiré à soi ; l’âme des habitants s’était modelée à son image, et il n’était peut-être pas un éphèbe dans toute la cité qui ne préférât les jouissances matérielles dont il était le symbole au culte de la pure beauté. ”
