Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
“ J’adore sa bonté sur moi de ce qu’il m’enlève du monde par un glorieux trépas, au milieu d’une course glorieuse ; puisqu’à juger sainement des choses, c’est une lâcheté égale de souhaiter la mort lorsqu’il serait à propos de vivre, et de regretter la vie lorsqu’il est temps de mourir. Mes forces m’abandonnent ; je ne puis plus vous parler. — Quant à l’élection d’un empereur, je n’ai garde de prévenir votre choix ; le mien pourrait mal tomber, et perdrait peut-être, si on ne le suivait pas, celui que j’aurais désigné. Mais en bon citoyen, je souhaite d’être remplacé par un digne successeur. ”
