Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ Bélisaire s’était montré trop grand au milieu de la terreur générale, et le peuple lui avait donné des signes trop éclatans d’admiration et de confiance pour qu’on lui sût gré longtemps de sa victoire. Le cri de « Bélisaire sauveur de l’empire ! » sortait de toutes les places, de toutes les rues, de toutes les maisons de Constantinople, comme poussé par la ville elle-même : il réveilla l’envie endormie ou muette pendant le danger. On entoura Justinien de soupçons ; on lui fit voir son général, naguère disgracié, triomphant aujourd’hui de l’empereur plus encore que de l’ennemi. ”
