Henry Houssaye,
Revue des Deux Mondes
“ Non-seulement l’empereur, si condamnable qu’il pût être, n’avait point perdu l’affection du peuple ; mais tout vaincu qu’il était, il gardait le prestige du capitaine invincible. La paix qu’on implorait timidement de lui, on s’imaginait qu’il était le maître de la faire, que c’est lui qui l’accorderait aux alliés. S’il ne la faisait pas, cette paix tant désirée, c’est qu’il était certain de la victoire. On pensait comme ces soldats de la garnison de Dresde qui, retenus prisonniers, au mépris de la capitulation, brisaient leurs armes sur les glacis en criant : « l’empereur n’est pas mort ! » ”
