Résumé

Portrait de Gilbert Stenger Gilbert Stenger Le retour de l'Empereur : du Capitole à la Roche Tarpéienne… (1910)

« Car il ne voulait pas, disait-il au jeune Villemain, se joindre aux officiers à demi-solde qui se préparaient à balayer, de leurs manches, la poussière de la calèche de voyage de leur Empereur. » Il avait reconnu la déchéance de Napoléon, donné sa foi à la Restauration. Cette foi, il ne la reprendrait pas.
Même personne peut-être, ajoutait-il, Napoléon n'est plus le même homme, celui qu'il avait servi, qu'il avait désiré. Il échouera parce que la France n'est plus celle du Consulat, enthousiaste de la paix et dégoûtée de l'anarchie. En un an, tout le pays a été changé.
Source : Gallica

Portrait de Gilbert Stenger Gilbert Stenger Le retour de l'Empereur : du Capitole à la Roche Tarpéienne… (1910)

Et la Chambre demande mon abdication! s'écria-t-il avec colère. Mais abdiquer, c'est dissoudre l'armée qui n'a de confiance qu'en moi et qui m'est encore toute dévouée ! Et que lui font, à elle, tous les discours de la tribune, toutes les belles périodes oratoires! Ces vaines paroles la touchent peu. Elle ne comprend qu'une chose, c'est le péril de la France et c'est pour la patrie qu'elle est prête au sacrifice de la vie. Lorsque je débarquai à Cannes, j'aurais compris que l'on me repoussât. Aujourd'hui, je suis lié à la nation; c'est elle que je représente devant l'Europe.
Source : Gallica

Portrait de Gilbert Stenger Gilbert Stenger Le retour de l'Empereur : du Capitole à la Roche Tarpéienne… (1910)

Au retour dans l'île de cette députation, le drapeau blanc, déployé sur les forts, fut descendu et remplacé, le lendemain, par celui que venait d'adopter Napoléon, fond blanc, traversé d'une large bande rouge, semée de trois abeilles d'or. Dès qu'il fut hissé bien en vue, la frégate le salua de vingt et un coups de canon, et cette salve d'honneur éveilla, tout de suite, un sentiment d'orgueil dans l'âme des Elbois, désormais indépendants, petit peuple sans doute, mais ne dépendant plus d'aucun autre, fier de sa liberté, sous l'égide de celui qui avait gouverné le monde.
Source : Gallica

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