Napoléon II

Définition et enjeux

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac,  Le prince Napoléon (1932)

“ Ainsi Napoléon III, dans son action publique, obtenait souvent moins de son entourage que son cousin malgré tant de manières affables, tant d'indulgence pour les pires fautes, tant de familiarités flatteuses dans l'embrasure d'une fenêtre, dépensées en pure perte. Le Prince Napoléon — quand il voulait se donner la peine — gagnait facilement un adversaire pour le convaincre et pour enfin le vaincre. Un petit sourire, un seul mot jovial, arrivant au milieu d'un combat où les phrases tombaient
comme une mitraille, avaient plus de prix que les attitudes douces et hésitantes de l'Empereur.
”
Source : Gallica

J.-E. Bousquet,  Napoléon III. Vingt ans de règne… (1869)

“ Napoléon Ier parvint au consulat et bientôt à l'empire en détrônant l'anarchie ; Napoléon III a sauvé la France d'une ruine certaine où l'avaient plongée les fureurs de la démagogie, et il a su lui rendre, en peu d'années, par la sagesse et l'habileté de son gouvernement, la prospérité, la gloire et la place qu'elle doit toujours occuper à la tête des nations européennes. ”
Source : Gallica

Le prince Lucien Bonaparte et sa famille (1889)

“ Que veut-il? Qu'on proclame Napoléon II? Je suis loin de me déclarer contre ce parti, mais je déclare fermement, quels que soient mon respect et mon dévouement pour l'Empereur, que je ne reconnaîtrai jamais pour Roi un enfant, pour mon souverain celui qui ne résiderait pas en France. On irait bientôt retrouver je ne sais quel sénatus-consulte. On nous dirait que l'Empereur doit être considéré comme étranger ou captif, et que la régence est étrangère ou captive, et l'on nous donnerait une autre régence qui nous amènerait la guerre civile. ”
Source : Gallica

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