Résumé

Portrait de George Sand George Sand,  Le Compagnon du tour de France (1840)

“ Je dis plus : crois-tu que je sois quelqu’un pour eux ?
— Joséphine, dit Yseult en riant et en rougissant à la fois, vous êtes une hypocrite. Pourquoi avez-vous fait un cri lorsque vous avez trouvé Pierre Huguenin ici, causant avec moi, il y a huit jours ?
— Je ne sais pas non plus, moi ! vraiment je n’en sais rien, Yseult ; c’était une sottise de ma part.
— Et c’en était peut-être une de la mienne de trouver ce tête-à-tête insignifiant ; j’y ai songé depuis. Un homme est toujours un homme, quoi qu’on en dise.
”
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Portrait de George Sand George Sand,  Le Compagnon du tour de France (1840)

“ Si je vous ai offensée, pardonnez-le-moi...
— C’est moi qui vous supplie de me pardonner, dit Yseult d’une voix oppressée en embrassant Joséphine avec force, c’est moi qui ai tort de toutes les manières. Une faute en entraîne toujours une autre. J’ai dit tout à l’heure une mauvaise parole, et, parce que j’en souffre, voilà que je vous fais souffrir. Je vous assure que je souffre plus que vous dans ce moment.
— N’en parlons plus, dit la marquise en embrassant les mains de sa cousine ; un mot de vous, Yseult, me fera toujours tout oublier.
”
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Portrait de George Sand George Sand,  Le Compagnon du tour de France

“ Dans deux ans, Pierre, votre ami sera mon cousin et le neveu de mon père. Vous voyez que, si vous m’aimez, si vous m’estimez, si vous me jugez digne d’être votre femme, comme moi je vous aime, vous respecte et vous vénère, je vais trouver mon aïeul et lui demander de consentir à notre mariage. Si je n’avais pas la certitude de réussir, jamais je ne vous aurais dit ce que je vous dis maintenant dans tout le calme de mon esprit et dans toute la liberté de ma conscience.
Pierre tomba à genoux et voulut répondre ; mais cet amour, si longtemps comprimé, eût éclaté avec trop de violence.
”
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