Émile de Girardin,
Les droits de la pensée : questions de presse…
(1864)
“ Qui règle son avis sur celui de la multitude, qui n'a pas commencé par crier dans le désert, comme le prophète, peut être un révolutionnaire, mais n'est et ne sera jamais un réformateur. Le révolutionnaire suit le courant, le réformateur le remonte. Le révolutionnaire s'appuie sur le passé, le réformateur sur l'avenir. Quelle est l'invention, quelle est la simplification, quel est le perfectionnement, quelle est la réforme qui n'ont pas commencé, avant de triompher, par provoquer l'incrédulité, puis après la raillerie et le doute, puis enfin la peur et la résistance? ”
