Henry Bonnet

Henry Bonnet,  Étude politique. République et monarchie (1886)

“ S'il aime le pouvoir et s'il a peu de scrupules, le Président de la République sera tenté, pour conserver au delà du terme ses fonctions temporaires, de se mettre au-dessus de la constitution. Rien ne lui sera plus facile que de céder à cette tentation et de réaliser ce désir. Etant l'élu de la nation, il se sentira soutenu, même dans ses aspirations vers un pouvoir illégal, par l'investiture qu'il tient de la souveraineté nationale et se persuadera sans peine que les suffrages qui l'ont nommé ratifieront l'usurpation, qu'il rêve. ”
Source : Gallica

Henry Bonnet,  Étude politique. République et monarchie (1886)

“ La liberté qu'il faut souhaiter, c'est la liberté la plus large, loyalement accordée aux adversaires aussi bien qu'aux amis , n'ayant pour limite que l'obligation absolue et rigoureuse imposée à tous de respecter la loi et le droit d'autrui. Mais cette limite, il faut que sous aucun prétexte elle ne puisse être franchie impunément. L'obligation de respecter les lois de droit commun est le correctif indispensable de la liberté, et plus une constitution politique est libérale, plus le gouvernement doit veiller avec rigueur à ce que les lois soient appliquées sans relâchement ni faiblesse. ”
Source : Gallica

Henry Bonnet,  Étude politique. République et monarchie (1886)

“ Rien n'est plus faux, est-il besoin de le dire, et rien n'est plus dangereux que cette théorie de l'égalité ainsi entendue et de la répartition des droits et des charges selon la situation des individus ; ceux qui en sont les apôtres intéressés le savent bien. Il n'y a, tous le savent à merveille, qu'une manière d'augmenter le bien-être du plus grand nombre, c'est de développer la richesse et la prospérité du pays ; et ils n'ont pas, cela paraît au moins probable, la naïveté de croire que l'application de leurs doctrines puisse aider à ce développement. ”
Source : Gallica

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