Frédéric Delbreil

Élements biographiques

Frédéric Delbreil Lettres à l'Assemblée nationale… (1871)

LA LIBERTE
PAR
LA MONARCHIE
PREMIÈRE LETTRE
La vérité vous donnera la liberté.
MESSIEURS,
Quelquefois en désaccord sur la nature de votre mandat, tous les hommes d'ordre reconnaissent pourtant unanimement que vous êtes souverains.
Le procédé le plus vil et le plus dangereux, vis-à-vis des souverains, c'est de les flatter.
N'attendez de nous que de la franchise. Ce sera le meilleur et le plus utile hommage de notre respect.
On a dit, en toute vérité, de l'Assemblée de 1871 : c'est une réunion d'honnêtes gens.
Dans la vie privée, l'honnêteté est tout.
Source : Gallica

Frédéric Delbreil Lettres à l'Assemblée nationale… (1871)

Or, comment cette multitude, que M. Thiers traitait autrefois de vile, qui est en effet souvent avilie, mais qui alors même qu'elle garde la noblesse des sentiments, reste toujours ignorante des choses si difficiles de la politique, comment cette multitude fera-t-elle jamais acte de souveraineté ? — Un acte de souveraineté ne se comprend qu'avec la possibilité de choisir, de distinguer, d'opter, pour ceci ou pour cela.
La souveraineté du peuple, c'est le drapeau menteur des ambitieux qui promettent son bonheur et ne cherchent que leurs propres avantages.
Source : Gallica

Frédéric Delbreil Lettres à l'Assemblée nationale… (1871)

Maintenir la République, c'est-à-dire l'instabilité continuelle du gouvernement, avoir un gouvernement vivant au jour le jour, tenant par cela même en ébullition toutes les prétentions, c'est vouloir maintenir la France dans les abîmes où elle est plongée, lui ôter tout espoir d'en sortir.
Le gouvernement d'un peuple, c'est sa tête.
Source : Gallica

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