Thomas-Robert Bugeaud

Thomas-Robert Bugeaud

Résumé

Portrait de Thomas-Robert Bugeaud Thomas-Robert Bugeaud Veillées d'une chaumière de la Vendée… (1849)

Tu te trompes, Paul, sauf quelques jeunes gens fanatisés, ils sont tous a peu près de la même étoffe, ces orateurs de club. Informetoi d'eux a Bourbon-Vendée, à Nantes, a Saumur, partout, et tu trouveras des hommes qui, par leur inconduite, n'ont pu se faire une bonne place; Ils en accusent l'organisation sociale et ils saisissent avidement l'occasion d'une révolution pour s'élever sur les épaules du peuple, et souvent sur ses cadavres. Tu as maintenant le secret de cet amour du peuple qu'ils portent si haut dans leurs discours anarchiques, pleins d'emphase, d'ignorance et de mauvaise foi.
Source : Gallica

Portrait de Thomas-Robert Bugeaud Thomas-Robert Bugeaud Veillées d'une chaumière de la Vendée… (1849)

Un crime, parce qu'il n'y a rien de plus odieux , de plus coupable que d'attaquer à main armée un gouvernement qui est la représentation fidèle du peuple tout entier. Le titre de politique qu'ils donnent à leur crime, ne l'atténue pas aux yeux de la raison. Le crime isolé est beaucoup moins condamnable, car il n'attaque pas à la fois la société tout entière. Si c'est un assassinat, un seul
individu en est victime, pendant que la guerre politique fait des milliers de victimes et atteint tout le monde dans ses intérêts.
Source : Gallica

Portrait de Thomas-Robert Bugeaud Thomas-Robert Bugeaud Veillées d'une chaumière de la Vendée… (1849)

C'est là, mon cher Paul, une grave erreur. L'ordre est encore plus nécessaire aux simples travailleurs qu'aux chefs du travail. Tu as vu, dans l'année qui vient de s'écouler, combien le désordre avait produit de gens oisifs et malheureux. Les riches ont perdu aussi, et beaucoup ; cependant ils n'ont pas souffert matériellement parce qu'ils avaient des avances ; mais le pauvre ouvrier dont la famille vit avec le salaire de chaque jour a dû s'imposer de rudes privations. Je t'ai dit hier qu'avec une éducation plus morale on rendrait le peuple plus heureux.
Source : Gallica

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