Résumé

B. d’Isly Les Socialistes et le travail en commun

On ne le voit que trop : lorsque, par suite des perturbations politiques, le crédit, l’industrie, le commerce, sont ébranlés, tout est atteint, jusqu’aux plus modestes ouvriers. Il y a donc une grande association nationale basée sur le libre arbitre. Chacun, en raison des facultés qu’il tient de la nature, agit dans cette grande communauté, et fait lui-même sa part de richesses aussi grosse qu’il le peut. La richesse est indéfinie, illimitée, puisqu’elle dépend des facultés de l’individu. On n’a qu’une manière équitable de la répartir, c’est le travail libre.
Source : Wikisource

B. d’Isly Les Socialistes et le travail en commun

Tout ce que demandent les socialistes existe d’ailleurs en fait, nous le répétons, depuis qu’il y a une société ; ils n’ont pas su le voir, et ils veulent aujourd’hui fonder, par la spoliation et la guerre de classe à classe, ce qui a été fondé par la justice et la force des choses. Ils n’y parviendront pas. Ils peuvent pousser le peuple à s’entr’égorger ; mais leurs systèmes ne s’établiront jamais, parce qu’ils sont contre la nature des hommes et des choses. Après bien des orages, la société rentrera dans la voie qui lui a été tracée par les siècles.
Source : Wikisource

B. d’Isly Les Socialistes et le travail en commun

Voilà ce que l’on gagnerait à la ruine de cette bourgeoisie contre laquelle on excite les simples travailleurs, au lieu de leur faire comprendre qu’il y a entre eux et la bourgeoisie communauté complète d’intérêts, réciprocité de services ; que la bourgeoisie n’est pas une caste privilégiée, que c’est une partie du peuple lui-même, qui s’est élevée par le travail ; que les artisans entrent tous les jours dans la bourgeoisie, pendant que des bourgeois, par suite des vicissitudes du commerce et de l’industrie, rentrent aussi tous les jours dans la classe d’où ils étaient sortis.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature