Résumé

Jules Poulain Troisième lettre à Monsieur Louis Blanc… (1848)

D'un autre côté, dans une association de cette nature, le maître pourrait-il conserver son autorité sur les travailleurs? pourrait-il commander, ordonner à ses associés? Que deviendrait la soumission, première garantie de la prospérité d'une entreprise industrielle? Que deviendraient cet ordre et cette régularité, si nécessaires dans une bonne administration?
L'ouvrier n'aurait-il pas des idées fausses sur l'égalité, qui lui rendraient l'obéissance à charge? Ne réclamerait-il pas une indépendance égale à celle du maître ?
Source : Gallica

Jules Poulain Troisième lettre à Monsieur Louis Blanc… (1848)

Le socialisme! c'est le meurtre, le viol, l'assassinat, l'incendie, le pillage ! Le socialisme, c'est enfin la négation de la propriété et de la famille.
Je chercherai à définir le socialisme d'une autre manière, en laissant de côté les effets pour remonter à la cause.
Le socialisme donc, selon moi, est le résultat d'une grande exaltation qui tend d'abord à l'extrême les ressorts du cerveau, les affaiblit ensuite, et les arrête enfin à la troisième période. Cette maladie détruit le sublime mécanisme de la vue intellectuelle, comme l'ophthalmie détruit la vue du corps
Source : Gallica

Jules Poulain Troisième lettre à Monsieur Louis Blanc… (1848)

Ne faut-il pas que tous ceux qui participent aux bénéfices, qui sont associés, subissent les mêmes chances ; qu'ils soient soumis à la même loi, en vertu du principe même de l'Égalité? Soutenir le contraire, serait une absurdité ; le faire, ce serait établir un privilége en faveur de ceux qui ont combattu et veulent détruire tous les priviléges dans toutes les classes de la société. Convenez-en, monsieur, cette association chimérique est le comble du ridicule; c'est une aberration de l'esprit à laquelle on fait trop d'honneur en lui prêtant une sérieuse attention.
Source : Gallica

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