Choléra morbus

Définition et enjeux

Portrait de George Sand George Sand Lélia

C’est le choléra, le choléra-morbus, la chose la plus commune du monde dans ce temps-ci, et la maladie la mieux connue. Rassurez-vous, mon bel ange ! vous avez le choléra, une maladie qui tue en deux heures ceux qui ont la faiblesse de s’en effrayer, mais qui n’est point dangereuse pour les esprits fermes comme les nôtres. Ne vous effrayez donc pas, aimable étrangère ! Nous sommes ici deux qui ne craignons pas le choléra, vous et moi défions le choléra ! Faisons peur à ce vilain spectre, à ce hideux monstre qui fait dresser les cheveux au genre humain.
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non signé Revue des Deux Mondes

D’ordinaire le style des docteurs est un mauvais style emphatique, boursoufflé, peu clair, visant à l’à-propos. Aussi le choléra a-t-il été un beau texte à brochures. Elles pleuvent comme la grêle ; elles se montrent sous toutes les formes, lettres, apologies, conseils, recherches, voyages, souvenirs : il n’est personne qui n’ait la recette certaine contre le choléra. J’ai remarqué que toutes ces recettes commençaient à peu près de la même manière : Pour éviter le choléra-morbus, il faut d’abord se bien porter.
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Charles Rousset Traité du choléra-morbus contenant l'historique… (1853)

Le choléra-morbus se transmet d'un individu malade à un individu sain , voilà ce que les faits nous apprennent ; mais si cette communication a lieu par une infection préalable des hardes, des meubles, des chambres, des maisons, ou par des contacts directs, c'est ce que nous ne savons pas. Au reste, qui nous dira que c'est pour être resté longtemps avec un cholérique, plutôt que pour avoir respiré ses miasmes, manié ses effets, que nous contractons la maladie? N'est-il pas assez d'exemples où l'invasion fut le fruit d'une courte visite, faite même à un cholérique aisé ?
Source : Gallica

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