Résumé

Du choléra, de l'incendie, et de la guerre

C'est que là les masses, toujours ignorantes, sont la pâture des castels et la proie des presbytères. La flamme, dans sa course dévorante, irait au-delà des effets qu'on en attend. Dans l'impossibilité de lui fixer un but, et d'enfermer dans des lignes déterminées l'action d'un élément terrible, on a voulu y suppléer par l'effusion du sang et le désastre du pillage. Instrument du crime, l'homme ignorant fanatisé par le prêtre ou soudoyé par le féal suzerain, porte la ruine et la mort aux victimes désignées.
Ainsi, il existe une lutte intestine, mais imminente entre les ultra et les libéraux.
Source : Gallica

Du choléra, de l'incendie, et de la guerre

C'est pendant la paix que les arts fructifient, que le commerce s'étend, que l'esprit se développe, et que le monde intellectuel gravite vers le bonheur social qui n'existe point hors d'une sage liberté. Certes, l'écrivain qui exprime de telles idées sur la paix et sur la guerre, ne saurait être accusé, avec fondement, de vouloir troubler mal-à-propos le repos du monde. Mais, il est des circonstances telles, que la paix est plus, que la guerre, pernicieuse à la prospérité et au salut des peuples.
Source : Gallica

Du choléra, de l'incendie, et de la guerre

Pourquoi les contrées de l'Est et du Midi de la France sont-elles en proie aux bûchers de la vengeance ? C'est que là, hormis une fraction minime qui n'habite point la chaumière agricole, toute la population est libérale. Il n'existe que des nuances particulières entre les esprits, selon qu'ils sont plus ou moins éclairés sur la nature et les droits de l'homme. Pour l'ultra brûler un libéral de quelque nuance qu'il soit, c'est toujours brûler un ennemi.
Source : Gallica

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