Paul-Ernest de Rattier, Nouveaux chants prosaïques (1864)
“ Va, il est dans ce castel une reine qui était faite pour régner en effet. Bien des trônes eussent accepté sa gracieuse majesté. Une couronne moins haute timbre ses armes, mais quel diadème eût été trop beau, de trop de perles et de trop de diamants enrichi, pour ce beau front, ce regard magique et ces cheveux à l'onde noire ! Si la jeunesse étincelle à ses lèvres, la magnificence d'une beauté souveraine est dans sa fraîcheur splendide, son corps et sa démarche. Mais, supposons que ce castel est imaginaire, cette colline poussée dans mon rêve, ce fleuve creusé par la folle du logis. ”
