Henriette de Mannoury d’Ectot

Élements biographiques

Henriette de Mannoury d’Ectot Le Roman de Violette

La comtesse poussa un cri de rage.
— Oh ! la petite sotte ! continua-t-elle, donner sa virginité à un homme !
— Et à qui vouliez-vous que je la donnasse !
— À moi ! À moi, qui te l’aurais payée ce que tu eusses voulu.
Ah ! continua-t-elle avec un geste de désespoir. Je ne te le pardonnerai jamais !
Et d’une main, elle saisit son corset et de l’autre sa robe comme si elle allait s’habiller.
— Et que te fait-il, ton amant ? Il t’a déchirée sans pitié, ose me dire qu’il t’a fait plaisir ?
— Ah ! oui ! s’écria Violette.
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Henriette de Mannoury d’Ectot Mémoires secrets d’un tailleur pour dames (1880)

S’il eut osé, il l’eut portée dans ses bras pour descendre l’escalier.
Aussi le cœur lui battait-il bien fort quand il entendait dans le corridor le toc-toc de ses petites bottines et le coup discret qu’elle frappait à sa porte.
— Peut-on entrer ? disait une douce voix, Emmanuel se levait comme un fou, courait à la porte, enlevait dans ses bras son cher trésor qu’il asseyait dans le grand fauteuil, puis se coulant doucement jusqu’à ses pieds, l’entourant de ses deux bras, il la regardait fiévreusement, passionnément.
— Tu m’aimes toujours, n’est-ce pas ?
— Oui ; et toi ?...
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Henriette de Mannoury d’Ectot Les Cousines de la colonelle (1880)

Oui ! murmura Julia.
Et elle cacha sa tête dans la poitrine de Gaston, qui, fou, ivre de bonheur, dévora de baisers le front, les cheveux, les oreilles, le cou de la charmante créature, qui frémissait dans ses bras. Tout à coup, par un mouvement vif, le vicomte saisit à deux mains la tête de la jeune fille et posa sur ses lèvres deux lèvres de feu, qui burent son souffle, lui donnant le sien dans un de ces longs baisers qui réunissent les âmes, donnent à tout l’être cette commotion suprême que produit, chez des natures ardentes et jeunes, une caresse qui est sainte
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