Alphonse Momas

Élements biographiques

Alphonse Momas,  L’Armée de volupté

“ Lucette poussa un soupir, sourit, et tendant la main à sa sœur, répondit :
— Lève-toi, Lucie, joins-toi à nous et unissons-nous pour son bonheur.
— Que serai-je auprès de toi, sœur aimée, tu es belle, belle.
— Il t’aime et il m’aimera.
— Il t’aimait, il ne m’aimera plus.
— Que la volupté nous emporte l’âme, chérie, et ne pensons plus qu’à elle.
Lucie se releva et en peu d’instants fut nue comme sa sœur, qu’elle arracha aux minettes et aux feuilles de roses d’Émile, en l’attrapant à bras le corps, en l’entraînant sur un canapé où elles tombèrent dans les bras l’une de l’autre.
”
Source : Wikisource

Alphonse Momas,  Passions de jeunes miss

“ Et ne courez-vous pas après Christya, après Aline, après Loti, sans compter Reine et Lisbeth ! Que suis-je pour vous !
Celle qui la première et la seule joignit au plaisir l’étincelle de l’amour !
— L’amour ! Vous vous moquez encore de ma naïveté. Et puis, que fait l’amour dans ces cochonneries recherchées dans la maison, et auxquelles nous initia Reine ! Autant de filles pour vos appétits de la chair, autant d’amour. Quant à moi, il me semble que je ne me lasserais pas d’imiter Reine, et de me vautrer sous le plus grand nombre possible de jupes. L’amour n’a rien à voir dans la luxure.
”
Source : Wikisource

Alphonse Momas,  Débauchées précoces

“ Rita, jetée sur le lit, plaça la couronne sur l’oreiller ; le voile qui la recouvrait demeura sous elle ; entre ses jambes, entre ses cuisses, elle sentit la queue qui approchait du conin ; elle entendit avec émoi, le souffle rauque de Célestin ; il lui entoura le cou de ses bras, elle ferma les yeux, elle crut qu’il s’apprêtait à la tuer, tant ses yeux devenaient hagards, elle eut un cri d’angoisse, de douleur ; ce cri s’étouffa sous les lèvres de Célestin, qui se plaquaient sur les siennes, il commanda :
— Tais-toi donc, tu deviens femme.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature