Alphonse Momas

Résumé

Alphonse Momas Passions de jeunes miss

Et ne courez-vous pas après Christya, après Aline, après Loti, sans compter Reine et Lisbeth ! Que suis-je pour vous !
Celle qui la première et la seule joignit au plaisir l’étincelle de l’amour !
— L’amour ! Vous vous moquez encore de ma naïveté. Et puis, que fait l’amour dans ces cochonneries recherchées dans la maison, et auxquelles nous initia Reine ! Autant de filles pour vos appétits de la chair, autant d’amour. Quant à moi, il me semble que je ne me lasserais pas d’imiter Reine, et de me vautrer sous le plus grand nombre possible de jupes. L’amour n’a rien à voir dans la luxure.
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Alphonse Momas Passions de jeunes miss

Oh, Jean, Jean, je crois que moi aussi je comprends la différence de l’amour et de la cochonnerie, et que je vous aimerai, je vous aime de vrai, surtout si vous êtes toujours aussi bon ! Ah, vous savez vous y prendre, pour qu’on perde la tête à vous écouter !
— L’amour et la volupté, Hilda, cela vaut toutes les joies de ce monde et de l’autre ! Le cœur vibrant d’accord avec le désir, la fièvre de la possession s’embellit, et l’on aspire bien à être tout l’un pour l’autre.
— Oh oui, et jamais je n’ai éprouvé une telle sensation de langueur délicieuse !
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Alphonse Momas Passions de jeunes miss

Oui, elle avait cessé d’être fille, mais elle conservait sa gracilité d’enfant : des cuisses joliettes, et des petits, petits nénés ! Des poils blonds et fins ; des hanches solides ; un postérieur rond et bien formé. Il appréciait cet ensemble ravissant, ni entièrement fillette, ni absolument femme, et il ne pensait plus à la petite Lucy, ni à la petite Rosy, qu’il a croquée après la première et qu’il a blessée, au point qu’on ignore si elle se rétablira jamais bien. Qu’importe au noble duc ! Ne faut-il pas qu’il satisfasse sa chair blasée !
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