Alphonse Momas

Résumé

Alphonse Momas,  L’Amour paillard (1923)

“ Je mets à la porte mon amant, et cet imbécile d’Alexandre, que j’ai eu le tort d’écouter, et avec qui tu m’as vue ! Ô mon dieu ! te dégoûterais-je, que tu te recules ?
— Toi, me dégoûter ! Mais tu es un trésor de femme, comme il n’y en a pas de pareil ! Ma femme Thérèse, Léa, Lina, s’effacent devant ta beauté. Tout mon sang s’échauffe à te sentir palpiter contre ma poitrine. Ah ! viens vite sur ce sopha, je te montrerai l’effet que je ressens à t’admirer, à t’aimer. Je veux te faire minette, je veux dévorer tes fesses, je veux jouir de ton corps à t’emporter dans l’autre monde.
”
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Alphonse Momas,  L’Amour paillard (1923)

“ La satiété n’existait-elle dans ses sens que vis-à-vis de sa femme, de sa belle-sœur, de Lina, par suite de leurs abus vénériens de la maison d’Asnières ? Rien qu’au nom prononcé de La Férina, rien qu’à l’évocation des minettes et des feuilles de rose dont il la gratifia, il avait senti renaître sa puissance virile, secouée par un désir subit, qui n’échappa pas à l’œil attentif de la belle Annette. Elle ajouta :
— Puisque vous consentez à venir, ne venez pas seul. Amenez votre femme, vos femmes, si vous voulez. Il peut se faire que vous finissiez par vous repentir de votre décision.
”
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Alphonse Momas,  L’Amour paillard (1923)

“ Dis, Jacques, que veux-tu de moi ? Je te ferai tout ce que tu me commanderas, pour que tu m’aimes. Veux-tu... ce que tu me demandais tout à l’heure ? Je ne te refuserai plus ? Veux-tu me baiser, veux-tu que je me mette toute nue et que je t’excite ?
Il semblait ne pas entendre. La peur de la dénonciation proférée par Pauline pesait sur son esprit. La Férina se blottit contre sa poitrine, leva des yeux tendres sur les siens, et reprit tout bas :
— Dis, veux-tu que je te suce, pour chasser ton cauchemar ?
La douce chaleur de son corps agit sur les sens du montreur de plaisirs
”
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