Résumé

Portrait de Guillaume Apollinaire Guillaume Apollinaire Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar (1907)

Bucharest est une belle ville où il semble que viennent se mêler l’Orient et l’Occident. On est encore en Europe si l’on prend garde seulement à la situation géographique ; mais on est déjà en Asie si l’on s’en rapporte à certaines mœurs du pays, aux Turcs, aux Serbes et autres races macédoniennes dont on aperçoit dans les rues de pittoresques spécimens. Pourtant c’est un pays latin, les soldats romains qui colonisèrent le pays avaient sans doute la pensée constamment tournée vers Rome, alors capitale du monde et chef-lieu de toutes les élégances.
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Portrait de Guillaume Apollinaire Guillaume Apollinaire Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar (1907)

Je me rapprochai du lit le vit en l’air et ma femme voyant mon membre plus gros que celui de Prospéro en conçut pour lui un grand mépris. Elle me branla en disant :
— Prospéro, votre vit ne vaut rien, car celui de mon mari qui est un idiot est plus gros que le vôtre. Vous m’avez trompé. Mon mari va me venger, André — c’est moi, — fouette cet homme jusqu’au sang.
Je me jetai sur lui et saisissant un fouet de chien qui était sur la table de nuit, je le cravachai avec toute la force que me donnait ma jalousie. Je le fouettai longtemps.
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Portrait de Guillaume Apollinaire Guillaume Apollinaire Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar (1907)

Bandi en souriant fit pénétrer sa pine dans le trou élastique qui se trouvait entre les deux fesses du prince. Entré là, et tandis que les trois femmes le regardaient, il se démena comme un possédé en jurant : « N... de D...! Je jouis, serre le cul, mon joli giton, serre, je jouis. Serre tes jolies fesses. » Et les yeux hagards, les mains crispées sur les épaules délicates, il déchargea. Ensuite Mony se lava, se rhabilla et partit en disant qu’il reviendrait après dîner. Mais arrivé chez lui, il écrivit cette lettre :
Mon cher Bandi, J’en ai assez d’être enculé par toi, j’en ai assez des femmes de Bucharest, j’en ai assez de dépenser ici ma fortune avec laquelle je serais si heureux à Paris.
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