Résumé

Les filles de Loth : et autres poèmes érotiques (1933)

Et sous le doigt, que guide une amoureuse ivresse,
Le clitoris se dresse et palpite, et redresse.
Enfin, n'en pouvant plus et d'amour se pâmant, Agar donne à sa sœur un vrai baiser d'amant.
Mais celle-ci lui dit : « Faisons mieux, ma charmante, Remplaçons notre doigt, sur la place amusante,
Par une langue agile, et tu verras, ma sœur,
Que nos attouchements auront plus de douceur.
Que sur ton ventre, Agar, mollement, je me couche, Mes lèvres à ton poil et ton poil à ma bouche.
Que nos corps enlacés se tordent et se roulent Et que les sucs de l'homme en nos cuisses découlent. »
Source : Gallica

Les filles de Loth : et autres poèmes érotiques (1933)

Le foutre tombe comme grêle; Raisonnable ou non, tout s'en mêle : Le con met tous les vits en rut;
Le con du bonheur est la voie, Dans le con gît toute la joie,
Mais hors le con point de salut.
Quoique plus gueux qu'un rat d'église, Pourvu que mes couillons soient chauds Et que le poil de mon cul frise,
Je me fous du reste en repos. Grands de la terre, l'on se trompe Si l'on croit que de votre pompe Jamais je puisse être jaloux : Faites grand bruit, vivez au large; Quand j'enconne et que je décharge, Ai-je moins de plaisir que vous?
Source : Gallica

Les filles de Loth : et autres poèmes érotiques (1933)

LE MORPION PÈLERIN
Quand arriva Pierre-l'Hermite,
Il souleva tout à sa voix : L'Europe alla faire visite Au mont où s'élève la Croix.
Un morpion célibataire Vivait dans le cul d'un prélat; Voulant aussi voir le Calvaire, Fatigué de l'Episcopat,
Il prit le bourdon et la gourde,
Se croisa le ventre et le dos,
Ceignit sa bourse à peu près lourde D'écus tournois et d'angelots, Puis, vers la ville trois fois sainte, Sur les couilles d'un capitan Il s'en alla, laissant enceinte Une fille, et trois fois autant
De morpionnes grandes dames Qu'il engrossa, du premier coup.
Source : Gallica

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