Les filles de Loth : et autres poèmes érotiques (1933)
“ Et sous le doigt, que guide une amoureuse ivresse, Le clitoris se dresse et palpite, et redresse. Enfin, n'en pouvant plus et d'amour se pâmant, Agar donne à sa sœur un vrai baiser d'amant. Mais celle-ci lui dit : « Faisons mieux, ma charmante, Remplaçons notre doigt, sur la place amusante, Par une langue agile, et tu verras, ma sœur, Que nos attouchements auront plus de douceur. Que sur ton ventre, Agar, mollement, je me couche, Mes lèvres à ton poil et ton poil à ma bouche. Que nos corps enlacés se tordent et se roulent Et que les sucs de l'homme en nos cuisses découlent. » ”
