Résumé

Anonyme Lyndamine ou l’Optimisme des pays chauds (1794)

Dès le premier soir qu’Émilie put en liberté s’expliquer avec moi :
— Chère Lyndamine, me dit-elle, si tu n’es pas telle que je l’augure, je suis bien trompée ; nous sommes tête à tête ; parle. Ce n’est pas seulement l’âge, c’est encore, je crois, le tempérament qui nous réunit. N’es-tu pas enragée d’être fille ?
À ce propos, que je commençais pourtant à comprendre, je répondis que je ne l’entendais pas.
— Tu ne m’entends pas ? riposte-t-elle en feu, tes yeux te démentent. Sois sincère, tu m’entends, et tu brûles en faveur de l’optimisme.
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Anonyme Lyndamine ou l’Optimisme des pays chauds (1794)

Émilie n’avait guère plus dormi que moi ; elle n’avait perdu aucun de mes propos, et j’en avais à peine fini les derniers mots qu’elle se glissa dans mon lit.
— Me voici, dit cette aimable fille ; la pauvre Lyndamine souffre, et je veux la plonger dans l’extase.
Dans le même instant je sens une main qui me tâtonne entre les cuisses.
— À moi ! m’écriai-je avec vivacité.
— Veux-tu te taire ! me dit-elle d’un ton à me fermer la bouche ; je cherche ton petit bijou, et je veux m’assurer de ses grâces. Eh ! tu vas mettre en rumeur tout le pensionnat. Ce n’est pas le moyen de nous entendre.
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Anonyme Lyndamine ou l’Optimisme des pays chauds (1794)

Le sot Pilecon fait quelques pas en se frottant le vit sans pouvoir s’en faire obéir, et s’approche en tremblant de la Culrond.
— Vous êtes un viédas, l’abbé, lui dit-elle ; un con comme le mien ferait bander les anges, et l’on voit à peine si vous avez un vit, tant il est embéguiné. Eh ! allons donc, continua-t-elle en le pinçant à la fesse et aux couilles.
Mais plus elle l’excitait, plus son vit se concentrait. Advint enfin que l’on ne vit plus ni bitte ni couillons.
— Vous aurez du coussin, l’abbé, s’écria la commère.
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