Marion Gilbert,
Le joug: roman
(1946)
“ Fanny, venez, soyez à moi, je vous attends, je veux vous délivrer. Vous voyez bien que vous n'aurez de bonheur qu'en moi. Votre sœur, votre fils ne vous font que du mal. Laissez-moi vous rendre heureuse. Ses mains fiévreuses pétrissaient les mains glacées et ses lèvres cherchaient les lèvres pâles. Fanny ferma les yeux un instant. Tout le bonheur de sa vie tint en cette minute. Ce fut sa nuit de noce et le matin plus délicieux qui la suit, et toute la douceur et toute la folie de l'amour concentré pour elle, ici, sans son amertume et ses désillusions. Mais elle rouvrit les yeux. ”
