Fanny

Définition et enjeux

Portrait de Marion Gilbert Marion Gilbert,  Le joug: roman (1946)

“ Fanny, venez, soyez à moi, je vous attends, je veux vous délivrer. Vous voyez bien que vous n'aurez de bonheur qu'en moi. Votre sœur, votre fils ne vous font que du mal. Laissez-moi vous rendre heureuse.
Ses mains fiévreuses pétrissaient les mains glacées et ses lèvres cherchaient les lèvres pâles. Fanny ferma les yeux un instant. Tout le bonheur de sa vie tint en cette minute. Ce fut sa nuit de noce et le matin plus délicieux qui la suit, et toute la douceur et toute la folie de l'amour concentré pour elle, ici, sans son amertume et ses désillusions. Mais elle rouvrit les yeux.
”
Source : Gallica

Portrait de Marcelle Tinayre Marcelle Tinayre,  La Maison du péché

“ Fanny, ignorez-vous donc ce que vous êtes pour moi ?... Vous êtes la sœur, l’amie, l’amante, l’épouse, tout ce que la femme peut être de plus vénérable et de plus charmant. Et comme vous, bien-aimée, j’implore : « Puisque vous êtes venue dans ma vie, ne vous en allez plus jamais, mon amour ! »
Ils se contemplaient, transfigurés dans une admirable expression d’extase presque douloureuse. Et Fanny, tout à coup, posa sa main sur les cheveux blonds, qu’elle effleura d’une caresse...
”
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Feydeau Ernest Feydeau,  Fanny : étude (18e édition) (1860)

“ FANNY 19
— Encore ! parle encore! ô mon Roger ! — disait-elle. Et, le coude enfoncé sur l'oreiller, la tempe posée dans la main, le corps fléchi, les pieds pendants, me caressant le front et les cheveux, elle me regardait de tous ses yeux, comme pour démêler les linéaments les plus subtils de ma pensée. Moi, pendant ce temps-là, le genou à terre et les mains jointes, je souriais de plaisir comme l'enfant qu'on encourage, et il me semblait alors que c'étaient nos deux âmes qui s'unissaient maintenant dans une étreinte vague et douce, avec des frissonnements de volupté.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature