Imprésario

Définition et enjeux

Les Tribunaux amusants... (1894)

M. LE PRÉSIDENT. — Enfin, vous n'en simuliez pas moins la cécité.
LE PRÉVENU. — Quand c'est pour un ami qui est malade... Voyons, mon président, je vous prends pour juge, et je m'en rapporte à votre approbation : moi, d'être aveugle ce n'est pas mon affaire, je suis dans les harengs; alors, par humanité pour un pauvre affligé de la vue...
M. LE PRÉSIDENT. — Vous l'avez déjà dit; en voilà assez.
LE PRÉVENU. —Je me tais, mon président, arrangez ça pour le mieux; je m'en rapporte à votre approbation.
Le tribunal l'a condamné à huit jours de prison.
Source : Gallica

Portrait de Louise d’Épinay Louise d’Épinay Les Conversations d’Émilie

Que dirait-on de Monsieur le Premier Président, si au moment où l’audience est assemblée pour entendre & juger un procès, il faisait dire qu’il n’est pas en train, & qu’il n’y a qu’à revenir sous huit jours ? Que diriez-vous du cuisinier, si lorsque vous attendez votre dîner, il vous faisait dire qu’il n’est pas en train, & que ce sera pour une autre fois ? Vous voyez que dans les fonctions les plus importantes de la société, comme dans les plus ordinaires de la vie, personne n’est en droit de se consulter, s’il est en train pour faire son devoir.
Source : Wikisource

Ch. d' Arcis Les Tribunaux cocasses. La correctionnelle pour rire… (1888)

Ça peut arriver à tout le monde.
M. LE PRÉSIDENT (au témoin) . — Le prévenu vous a-t-il injurié? A-t-il fait rébellion?
LE TÉMOIN. —Oh! pour ça, non, mon Président. Seulement il voulait nous embrasser, mon camarade et moi, parce qu'il prétendait qu'on avait eu le sort de Sylvio Pélican, qui
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se perce les flancs pour nourrir ses enfants, et qu'à nous froisses nous pourrerions écrire un livre... Des divagations d'homme saoul,quoi!
M. LE PRÉSIDENT. — Témoin, allez vous asseoir. Et vous, prévenu, quelles explications avez-vous à donner?
Source : Gallica

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