Ch. d' Arcis

Élements biographiques

Ch. d' Arcis,  Les Tribunaux cocasses. La correctionnelle pour rire… (1888)

“ LE PRÉVENU. — Un repentir de première classe, mon Président.
M. LE PRÉSIDENT. — Le tribunal vous en tiendra compte, vous dis-je.
LE PRÉVENU. — Alors je m'ai dit : « Avec quoi que tu vas te périr, mon pauvre Cadet ? Si t'accroches à une solive, ton gredin de gendre sera trop content d'avoir de la corde dépendu ; si tu vas te neyer, on en rira pendant longtemps, de l'eau-que t'as bue sur tes vieux jours; si tu te flanques un coup de pistolet, ça fera des saletés dans la chambre, et d'ailleurs t'en as point de pistolet, toi. »
”
Source : Gallica

Ch. d' Arcis,  Les Tribunaux cocasses. La correctionnelle pour rire… (1888)

“ Quant à son nez, qui a dû lui coûter cher à mettre en couleur, c'est tout un poème. Monumental, garni de poils indisciplinés qui vagabondent sur les bords de formidables narines, le nez de Canaron ressemble à une betterave cuite, une betterave rouge bien entendu, sur les flancs de laquelle s'étageraient capricieusement des excroissances de toute forme et de toute dimension.
Brillant comme un charbon ardent dans l'antre de Mme Thémis, il étonne l'huissier, fait loucher le greffier, inquiète les municipaux, stupéfie le tribunal et soulève la curiosité du public.
”
Source : Gallica

Ch. d' Arcis,  Les Tribunaux cocasses. Les gaietés de l'audience… (1889)

“ M. LE PRÉSIDENT.—Vous n'avez pas la parole.
MADAME CÉSAR. — Je la prends. Ah! vous croyez qu'on peut empêcher de parler une femme anarchiste.
M. LE PRÉSIDENT. — En attendant, taisezvous, si vous ne voulez pas que je vous fasse mettre à la porte. (Au prévenu.) Vous aviez dans votre poche un faux livret d'ouvrier?
LE PRÉVENU. — Oui, un camarade me l'avait passé pour tromper la police.
M. LE PRÉSIDENT. — Vous avez opposé une énergique résistance, quand les agents ont voulu vous arrêter?
”
Source : Gallica

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