Résumé

Ch. d' Arcis Les Tribunaux cocasses. Les gaietés de l'audience… (1889)

M. LE PRÉSIDENT. — Raisin sec ou non, vous étiez ivre, vous avez commis des dégâts, et vous avez injurié gravement les agents qui vous ont arrêté.
LE PRÉVENU. — Si j'ai laissé échapper quelque incongruosité eu égard au vis-à-vis de messieurs les agents, je leur en fais mes excuses. Quand j'ai bu du vin nature, j'suis généralement aimable. On peut demander à ma concierge.
Les agents déclarent, sous la foi du serment, qu'Elie-Saturnin Poireau les a traités de fripouilles et d'assassins. M. Godaillon, qui a retrouvé ses sens, revient prendre place au banc des témoins.
Source : Gallica

Ch. d' Arcis Les Tribunaux cocasses. Les gaietés de l'audience… (1889)

C'était un païen, un vrai païen, qui mangeait du lard le vendredi, et qui aurait vidé sans vergogne — oh ! oui, il en était bien capable — un demi-setier sur l'autel de la Vierge, ou une chopine à la barbe du très Saint-Sacrement.
— Bonsoir, Colas Marot, fit une voix grave. Vous ne vous décidez donc pas encore cette année à assister à la messe de minuit ?
— Bonsoir, monsieur le curé... Ma foi non. L'argent ne vient pas tout seul, et les temps sont durs.
Source : Gallica

Ch. d' Arcis Les Tribunaux cocasses. Les gaietés de l'audience… (1889)

M. LE PRÉSIDENT.—Vous n'avez pas la parole.
MADAME CÉSAR. — Je la prends. Ah! vous croyez qu'on peut empêcher de parler une femme anarchiste.
M. LE PRÉSIDENT. — En attendant, taisezvous, si vous ne voulez pas que je vous fasse mettre à la porte. (Au prévenu.) Vous aviez dans votre poche un faux livret d'ouvrier?
LE PRÉVENU. — Oui, un camarade me l'avait passé pour tromper la police.
M. LE PRÉSIDENT. — Vous avez opposé une énergique résistance, quand les agents ont voulu vous arrêter?
Source : Gallica

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