Résumé

Les Tribunaux amusants... (1894)

LE CONCIERGE. — Tu ne me payais pas mes gages; tu me dois encore 543 francs.
LE PRÉVENU. — Je te les payerai avec le temps.
LE CONCIERGE. — J'aime mieux avec de l'argent.
LE PRÉVENU. — C'est la môme chose : times is money, le temps, c'est de l'argent ; tous les Américains te le diront.
M. LE PRÉSIDENT. — Mais quels sont donc vos moyens d'existence ?
LE PRÉVENU. — Je fais tout ce qu'on veut : les commissions, la cuisine; je tonds les chiens, je mets le vin en bouteilles.
LE CONCIERGE. — Oh ! pas tout dans les bouteilles...
Le tribunal condamne l'ancien viveur à six jours de prison.
Source : Gallica

Les Tribunaux amusants... (1894)

LE PRÉSIDENT. — Si quelqu'un a élé victime dans tout cela, il me semble que c'est le restaurateur et non pas vous.
LE PRÉVENU. — Je vous demande bien pardon, c'est moi, et je vous demande la permission de vous le prouver. J'étais entré au Café de l'Univers pour prendre un verre d'absinthe... histoire de me donner de l'appétit ; je rencontre un jeune homme que j'avais déjà vu plusieurs fois; nous causons politique et il finit par m'inviter à diner : ce sont de ces choses qui ne se refusent pas.
Source : Gallica

Les Tribunaux amusants... (1894)

LE PRÉVENU. — Est-ce qu'ils ont le nez fait autrement que les autres, vos goujons?
Le Tribunal, attendu que les faits ne sont pas établis contre le plus jeune des prévenus, le renvoie de la plainte, et condamne l'autre à quinze jours de prison.
Au Tribunal.
Au Tribunal, l'avocat finissant sa plaidoirie : — En somme, l'accusé est moins coupable qu'on ne le dit. Vous l'accusez d'avoir pris une somme de deux cents francs. Mais il n'a pas touché au portefeuille qui contenait dix mille francs environ.
L'accusé fond en larmes.
LE PRÉSIDENT, touché. Vous vous repentez ?
L'ACCUSÉ. Oh ! oui...
Source : Gallica

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