Tribunal correctionnel

Définition et enjeux

Ernest Bertrand,  De la détention préventive et de la célérité dans les procédures criminelles en France & en… (1862)

“ Le tribunal correctionnel juge, comme le magistrat de police, sans l'assistance des jurés; comme le magistrat de police, il peut siéger tous les jours, si cela est nécessaire; il suffit d'avoir autant de chambres que l'exige le service pour que la célérité soit la même. En substituant le juge unique à ce tribunal, on violerait sans nécessité ce grand principe du droit criminel, qui, pour la garantie de l'accusé, exige que la condamnation ne soit pas abandonnée au jugement d'un seul homme (1) . ”
Source : Gallica

Édouard Boitard,  Leçons de droit criminel, contenant l'explication complète des Codes pénal et d'instruction criminelle… (1872)

“ Ainsi, le jugé d'instruction par une ordonnance, ou la cour par un arrêt, ont renvoyé un prévenu de délit devant un tribunal correctionnel, le tribunal correctionnel reconnaît à l'audience et dans le cours des débats que le fait n'est pas un simple délit, mais qu'il s'y joint des circonstances qui y impriment le caractère de crime, eh bien, dans ce cas, le tribunal correctionnel ne sera lié ni par l'ordonnance ni même par l'arrêt. Dès qu'il reconnaît, à tort ou à raison, le caractère d'un crime, il doit s'arrêter, car toute compétence lui manque. ”
Source : Gallica

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