Juge d'appel

Définition et enjeux

Théophile Crépon,  Traité de l'appel en matière civile… (1888)

“ Lorsque le juge de première instance a été saisi du fond par les conclusions des parties et qu'en statuant, il a omis de prononcer sur l'un des chefs de la demande, la Cour de cassation décide que, sur l'appel, le juge du second degré, pour réparer l'omission commise, n'est pas tenu d'évoquer : « Attendu, a-t-elle dit, que lorsque le juge du premier degré a omis de prononcer sur un des chefs de la demande, il appartient au juge d'appel, en vertu de l'effet dévolutif de l'appel, de statuer sur ce chef, sans qu'il y ait lieu de procéder par voie d'annulation et d'évocation. » ”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Juger sans appel, c’est juger présidialement, & en dernier ressort. Juger à la charge de l’appel, c’est juger à l’ordinaire. Le Juge à quo, c’est celui qui a donné la sentence, de l’examen de laquelle il s’agit : & le Juge d’appel, ou ad quem, c’est celui qui l’annulle ou qui la confirme. Un appel désert, c’est celui qu’on a manqué de relever dans les trois mois. L’appel est un remède de droit. L’amende ordinaire du fol appel est de douze livres. Causes & moyens d’appel, c’est ainsi qu’on intitule les écritures qu’on fournit sur l’appel, quand la cause est appointée en Cour souveraine. ”
Source : Wikisource

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