Aimé Rodière, Éléments de procédure criminelle… (1844)
“ Que de victimes enlevées par la mort ! Que d'hommes, auparavant florissants de santé, rendus depuis méconnaissables par la maladie ! Plus que tout autre, le condamné contraint de quitter le doux sol de son pays et de mener une existence vagabonde, a dû se ressentir de ces inévitables ravages du temps. S'il a été assez heureux pour échapper à la maladie et à la faim, assez malheureux, en le supposant coupable, pour que les larmes du repentir n'aient point sillonné ses joues, les remords du moins ou les angoisses de la crainte auront dû laisser plus d'une ride sur son front. ”
