Résumé

Aimé Rodière Exposition raisonnée des lois de la compétence et de la procédure en matière civile… (1841-1842)

Un aveu n'est pas un simple acte de la procédure ; on ne peut donner ce nom qu'aux actes d'instruction qui tendent à mettre le procès en état d'être jugé : l'aveu est plus que cela , c'est un véritable jugement qui termine le procès sur ce qui en fait l'objet, et ce jugement, accent spontané d'une conscience qui rend hommage à la vérité , est autrement sûr que les décisions des juges qui suivent bien plus souvent les lueurs incertaines des probabilités que la clarté brillante de la certitude.
Source : Gallica

Aimé Rodière Exposition raisonnée des lois de la compétence et de la procédure en matière civile… (1841-1842)

Au demeurant, dans le cas même où le tribunal d'appel peut évoquer, ce n'est pas pour lui une obligation, c'est une simple faculté : mais il est dans le vœu du législateur qu'il en use autant que possible ; car les parties en retirent le double avantage de voir leur différend terminé plus tôl et à moins de frais.
Une des questions les plus controversées auxquelles ait donné lieu le code de procédure est celle de savoir si le tribunal d'appel peut évoquer lorsqu'il annulle le jugement
de première instance pour cause d'incompétence.
Source : Gallica

Aimé Rodière Exposition raisonnée des lois de la compétence et de la procédure en matière civile… (1841-1842)

Le juge de paix , comme le tribunal de commerce, peut nommer d'office un seul expert sans attendre le consentement des parties. Il peut aussi n'en nommer que deux.
Il fait la nomination d'office sans réserver aux parties le droit de choisir elles-mêmes les experts, ce qui n'empêche pas qu'elles ne puissent user de ce droit tant que les choses sont entières (1) . Il peut enfin ordonner une nouvelle expertise, si la première ne lui offre pas des éclaircissements suffisants, et il n'est jamais lié par l'avis des experts.
Source : Gallica

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