Résumé

Édouard Bonnier Éléments de procédure civile, par Édouard Bonnier… (1847-1848)

En fût-il autrement, tout ce qu'il serait permis de conclure, c'est qu'il y aurait extinction de l'action civile proprement dite, de l'action en dommages-intérêts; l'inscription de faux demeurerait toujours admissible. Il est de principe que l'on peut repousser à toute époque un acte entaché d'une nullité radicale. Or y a-t-il une nullité plus radicale que le vice d'un acte qui m'est complètement étranger, aussi étranger que s'il était revêtu de la signature d'un tiers ? Le temps peut-il avoir la puissance de transformer le vrai en faux?
Source : Gallica

Édouard Bonnier Éléments de procédure civile, par Édouard Bonnier… (1847-1848)

Si le créancier obtient gain de cause, le tribunal prononce deux condamnations, l'une contre le garant au profit du créancier, l'autre contre le garant au profit du garanti. Mais tout le poids de l'action originaire, principal, dommages-intérêts et frais, tombe sur le garanti simple, qui n'est point reçu à déléguer au créancier son recours contre le garant. L'avantage qu'offre toutefois la garantie,
causer des poursuites judiciaires. La caution joue donc ici le rôle, non de garant, mais de garanti; c'est le débiteur principal qui est le garant.
Source : Gallica

Édouard Bonnier Éléments de procédure civile, par Édouard Bonnier… (1847-1848)

Autant un tribunal supérieur central nous semble essentiel pour maintenir dans tout le pays l'exacte et uniforme application des lois, autant il nous semble superflu de soumettre les questions de fait, en matière civile, à un double examen. Le système de la législation romaine et de l'ancienne jurisprudence était, du moins, conséquent : il admettait l'appel pour tous les procès, tant civils que criminels. Aujourd'hui cette garantie réputée si précieuse n'existe point là où il s'agit de la vie et de la liberté des citoyens! Le jury, dit-on, est présumé infaillible.
Source : Gallica

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