Pierre Boncenne

Résumé

Pierre Boncenne Théorie de la procédure civile… (1828-1839)

La loi se concilie facilement avec elle-même. Tout se réduit là : J'ai obtenu un jugement par défaut; je le fais exécuter; le défaillant fait signifier une opposition ; il est évident pour moi qu'elle est nulle, et je passe outre. Cependant il n'en est pas de l'opposition irrégulière , comme de l'opposition tardive, qui est nulle de plein droit. Il faut que l'irrégularité soit jugée. Si le tribunal adopte la nullité, j'aurai eu raison de continuer l'exécution. Dans le cas contraire, j'aurai eu tort ; c'est l'exécution qui sera nulle, et je me serai exposé à des dommages-intérêts.
Source : Gallica

Pierre Boncenne Théorie de la procédure civile… (1828-1839)

La loi qui donne sa force au titre, n'y a point attaché la condition insensée de saisir un débiteur que la main de la justice ne peut atteindre. Il faut dire la même chose de l'étranger qui ne possède rien en France. Ainsi point de péremption ; mais la faculté d'opposition restera sauve, jusqu'à ce qu'une exécution mieux caractérisée et mieux connue puisse devenir praticable (1) . Une saisie-arrêt, entre les mains d'un tiers, sur des sommes ou des effets appartenant à la partie condamnée, est-elle un acte d'exécution qui prévienne la caducité du jugement?
Source : Gallica

Pierre Boncenne Théorie de la procédure civile… (1828-1839)

On pourra trouver de la bizarrerie dans ce système qui répute un jugemen tassez exécuté pour le sauver de la péremption, et qui laisse ouverte, en même temps, la voie de l'opposition, parce qu'il n'y aurait pas eu exécution suffisante. Mais je prie qu'on veuille bien observer que la péremption est une peine ; les peines doivent être restreintes : odia restringenda ; il serait souverainement injuste d'en grever celui qui a fait ce qui était en son pouvoir, pour se placer hors de tout soupçon de négligence et de mauvais dessein.
Source : Gallica

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