Volney,
Les Ruines, ou Méditations sur les révolutions des empires
“ Depuis des siècles la terre est un champ de disputes, et vous avez versé des torrens de sang pour vos contestations : qu’ont produit tant de combats et de larmes ? Quand le fort a soumis le faible à son opinion, qu’a-t-il fait pour la vérité et pour l’évidence ? ô nations ! Prenez conseil de votre propre sagesse ! Quand, parmi vous, une contestation divise des individus, des familles, que faites-vous pour les concilier ? Ne leur donnez-vous pas des arbitres ? oui, s’écria unanimement la multitude. Eh bien ! Donnez-en de même aux auteurs de vos dissentimens. ”
