Marc-Antoine Jullien, Poésies politiques (1831)
“ Adieu , belle espérance De consacrer mes jours à la gloire , à la France ! La gloire n'est qu'un songe évanoui pour moi. La France, qui reçut messermens et ma foi , Me livre sans défense à la haine acharnée Qui, bien avant le tems , détruit ma destinée. Ils ne sont plus ces jours de calme et de bonheur Qui d'un long avenir m'offraient l'espoir trompeur. D'une jeune beauté l'image enchanteresse Pénétrait tous mes sens d'une amoureuse ivresse : Sous un riant bosquet, dans un air parfumé, J'éprouvais le désir, le besoin d'être aimé. ”
