Résumé

Poésies nationales de la Révolution française… (1836)

Dans le feu qui me dévore, Pour moi, volant au danger, De ces brigands que j'abhorre Je brûle de me venger !
Le Français, peuple de braves, Seul appui de l'univers, De vingt nations esclaves A déjà brisé les fers : Dédaignant, par la victoire, Au loin d'étendre ses droits, Il n'aspire qu'à la gloire D'exterminer tous les rois.
Mais, puisqu'à l'heure où nous sommes, Sonne celle des combats, Tremblez, affreux mangeurs d'hommes, Tremblez ! Je vois nos soldats : Chacun d'eux, pour être libre, Changeant nos villes en camps, Du Rhin jusqu'aux bords du Tibre, Jure la mort des tyrans.
Source : Gallica

Poésies nationales de la Révolution française… (1836)

A ses dépens il apprendra Qu'un peuple libre est quelque chose.
Quand il entendra le serment De tout un peuple et du monarque, Sur son front pâle en ce moment, De l'effroi l'on verra la marque.
Pourquoi trembler? Ali! calme-toi; Viens servir avec assurance La Nation, la Loi, le Roi, Ou bien abandonne la France.
Patrie, élevons ton autel Sur les pierres de la Bastille, Comme un monument éternel Où le bonheur des Français brille.
Venez, de tous les lieux divers Que renferme ce grand empire, Donner aux yeux de l'univers L'exemple à tout ce qui respire !
Source : Gallica

Poésies nationales de la Révolution française… (1836)

Du faible, son sein est l'asile ; Du puissant, son bras est le frein.
A son nom , la triste indigence Du riche s'ouvre le trésor; L'homme épuisé par la souffrance, A ce doux nom sourit encor.
En lui, si le mourant espère, Le trépas même a des attraits : C'est un fils qui va voir son père, D'où pourraient naître ses regrets ?
Voyez sur l'aile de la gloire S'élancer vers lui ces guerriers Qui, pour nous donner la victoire, De leur sang ont teint leurs lauriers, A son trône il vous associe, Martyrs de notre liberté !
Mourir pour sauver la patrie, C'est naître à l'immortalité.
Source : Gallica

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