Charles-Louis Lesur,
Les Francs, poëme héroïque en dix chants…
(1797)
“ En Gaule, au nom sacré de la religion, Il a prêché le meurtre et la division : C'est lui qui, sans respect pour le plus saint asyle, D'un poignard populaire a frappé Basseville (10) ; Mais craignant tout des Francs à leurs nouveaux succès, Méditant, respirant de plus affreux projets, Il a porté sa rage et son hypocrisie, Sa soif du sang humain aux remparts de Pavie. Là, jamais l'Innocence et le dieu du repos, Sur ses yeux fatigués n'agitent leurs pavots ; Mais au calme qu'on voit sur le front de l'infâme , On croit à sa vertu ; le crime est dans son ame. ”
