Alfred Spont, Les grandes infortunes (1897)
“ Le poème devait se composer de douze livres, et chaque livre de douze chants. Malheureusement Spenser n'eut pas le temps de l'achever. Les Irlandais, soumis mais non résignés, essayaient fréquemment de se soulever contre la domination anglaise. Une troupe de révoltés assaillit une nuit la maison de Spenser, la pillèrent et y mirent le feu. Lui, sa femme et deux de ses enfants purent s'échapper, mais son troisième enfant périt dans les flammes. Le poète, dénué de tout, se réfugia à Londres, et après deux mois d'angoisses de toutes sortes, y mourut de faim, dit-on, dans une maison garnie. ”
