E. de Cazalès

Résumé

E. de Cazalès Revue des Deux Mondes

Et d’abord il est bien évident que l’ordre de choses établi par l’acte fédéral de 1815 n’est rien moins qu’une restauration du passé ; c’est une organisation qui n’a rien de commun avec la constitution du saint empire romain ; c’est une tentative faite dans des voies non encore parcourues, afin de satisfaire au double besoin d’unité et d’indépendance réveillé tout récemment chez les peuples germaniques. Il n’y a plus d’empereur, plus d’électeurs, plus de hiérarchie entre les princes, mais seulement une alliance entre des souverains légalement égaux.
Source : Wikisource

E. de Cazalès Revue des Deux Mondes

Il y a une raison qui a affaibli votre empire et qui le réduira à rien, si vous n’y mettez ordre : les philosophes déclarent funeste le grand nombre des princes, vous en faites vos délices. Quoique vous confessiez que l’empereur est votre roi et votre seigneur, son autorité est précaire, sa puissance est nulle ; vous ne lui obéissez qu’autant que vous voulez, et vous ne le voulez pas du tout. Ni villes, ni princes, n’accordent à l’empereur ce qui lui est dû ; on ne lui paie point d’impôts, il n’a point de trésor. Chacun veut être chez lui modérateur et arbitre.
Source : Wikisource

E. de Cazalès Revue des Deux Mondes

Il n’en est pas de même de l’Allemagne, vaste assemblage d’états indépendans, inégaux en force et en puissance, dont chacun a son centre particulier, sa constitution et son administration propres, ses intérêts bien distincts de ceux de l’ensemble ; ces états, pour la plupart, ne se sont élevés et n’ont grandi qu’aux dépens de la patrie commune, et ne peuvent se maintenir dans une union solide et durable qu’à condition de répudier toutes les traditions du passé et d’abjurer pour l’avenir toute vue ambitieuse et tout espoir d’agrandissemens nouveaux.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature