Résumé

Jules Ladimir Les Russes et les Turcs, histoire… (1854)

Après la corruption, l'esclavage est la plaie la plus profonde de la Russie. Écrasés, pressurés, les serfs se lèvent de temps à autre, agités par le désespoir et mettent à la broche un de leurs seigneurs. Le coup fait, ils attendent, les bras croisés, l'expiation et se laissent massacrer par quelques soldats. L'empereur Nicolas n'a pas osé aborder le grand acte d'émancipation qui eût fait la gloire de son règne ; il l'a préparé cependant, et quelque jour le bétail humain parqué dans les villages de la Russie reconquerra la dignité humaine.
Source : Gallica

Jules Ladimir Les Russes et les Turcs, histoire… (1854)

Si, quand il s'agit de l'Église grecque de Russie, l'autocrate a le droit-de s'exprimer comme le chef d'une religion, il n'en est pas de même lorsqu'il est question de l'Église grecque de Turquie; c'est le patriarche de Constantinople, et non le tzar de Pétersbourg, qui est ici le chef du culte. L'empereur Nicolas ne pourrait prétendre à établir sa domination sur l'Église grecque de Turquie au même degré et avec le même caractère que celle qu'il exerce sur l'Église grecque de Russie, qu'en l'imposant par la force au patriarche de Constantinople.
Source : Gallica

Jules Ladimir Les Russes et les Turcs, histoire… (1854)

Il l'a voulu et le veut encore, parce que tel est, en définitive, l'intérêt bien entendu de la Russie, déjà trop vaste pour avoir besoin d'une extension de territoire; parce que, prospère, paisible, inoffensif, placé comme utile intermédiaire entre des États puissants, l'empire ottoman arrête le choc des rivalités qui, s'il tombait, se heurteraient incontinent pour s'en disputer les ruines; parce que la prévoyance humaine s'épuise vainement à chercher les combinaisons les plus propres à combler le vide que laisserait dans l'équilibre politique la disparition de ce grand corps.
Source : Gallica

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