Résumé

L. Thouvenel Nicolas Ier et Napoléon III, les préliminaires de la guerre de Crimée… (1891)

Je pars bien avec tout le monde, espérant qu'une circonstance imprévue, une bonne inspiration de l'empereur Nicolas, ou une ingénieuse formule de quelque sphinx diplomate, viendront, tout à coup, calmer les coeurs et arrêter les brasprêts à frapper. Je ne puis douter du bonheur de la France! Le génie, l'énergie, comme la prudence de l'empereur Napoléon, l'ont sauvée de plus grands périls que d'une guerre qui sera faite avec gloire et qui peut avoir, sous le rapport politique, son côté avantageux. Seulement, ce n'est pas le plus sûr ni le plus économique.
Source : Gallica

L. Thouvenel Nicolas Ier et Napoléon III, les préliminaires de la guerre de Crimée… (1891)

Je crains, je vous l'avoue, que nous ne puissions pas bien sortir de l'affaire des Lieux Saints. Il est évident qu'on ne veut pas nous aider, à Saint-Pétersbourg, à faire une retraite honorable, et qu'il faut au prince Menchikoff un succès à tout prix ! Force nous sera donc, à toute extrémité, de laisser faire et de protester, de faire valoir à Londres, à Berlin et à Vienne, le sacrifice auquel nous aurons souscrit par amour de la paix, et, une fois ce prétexte ôté à la Russie, d'engager les autres puissances à se joindre à nous pour refréner son ambition !
Source : Gallica

L. Thouvenel Nicolas Ier et Napoléon III, les préliminaires de la guerre de Crimée… (1891)

Pour le moment, la Russie reste sur la défensive. Tout ce qu'elle désire, c'est d'éviter un conflit avec la France et l'Angleterre. Voilà maintenant la France d'accord avec les trois grandes puissances, et en voie de devenir la puissance pouvant le plus influer dans le sens d'un arrangement honorable, ce qui nous placerait dans la meilleure position possible vis-à-vis de l'Europe entière. Car tout le monde veut la paix, et l'alliance de la Prusse et de l'Autriche n'a pas d'autre signification.
Source : Gallica

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