Résumé

Turcs et les Russes. Histoire de la guerre d'Orient… (1854)

Tout à sa mission de régénérateur d'un vaste empire qui doit çompléter l'Europe et la souder à l'Asie, Abd-ul-Medjid ne crut pas qu'il lui fût permis d'interrompre la croissance pacifique de ses peuples pour se poser en réparateur d'injustices auxquelles la Turquie était, de fortune, demeurée étrangère. Mais voilà le droit d'asile menacé ; le sultan en appelle à la France et à l'Angleterre, et leur dit : « Pour la défense d'un principe sans lequel il n'est ni indépendance pour les Etats ni refuge pour la pensée humaine, mes peuples et moi nous sommes prêts à la guerre. »
Source : Gallica

Turcs et les Russes. Histoire de la guerre d'Orient… (1854)

Les musulmans refusent aux chrétiens la liberté politique qu'ils ne prennent pas pour eux-mêmes ; ils ont le tort, qui s'amoindrit de jour en jour, de contester l'égalité légale des cultes ; mais eux, ces barbares qu'on parle de refouler en Asie, ils laissent la conscience pour asile assuré à la liberté. Le triomphe de la Russie dans la lutte aujourd'hui engagée aurait pour résultat immédiat l'asservissement de toutes les consciences chrétiennes en Orient, car, sous quelque forme qu'elle se présente, dans quelque repli du cœur qu'elle se réfugie, la liberté est mortelle au despotisme russe.
Source : Gallica

Turcs et les Russes. Histoire de la guerre d'Orient… (1854)

A un peuple ainsi dépravé par le culte des sens, était-il possible de proposer la monogamie et la famille chrétienne ? Aucun homme politique, sachant que toute réforme sociale s'opère lentement par la greffe du progrès sur la branche aux fruits caducs, n'oserait ici répondre par l'affirmative. Au lieu de dix femmes, le prophète permit d'en épouser quatre. Si vous craignez d'être injustes envers les orphelins, n'épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmi celles qui vous auront plu. Si vous craignez encore d'être injuste, n'en épousez qu'une seule ou une esclave.
Source : Gallica

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