Jurien de La Gravière, Revue des Deux Mondes
“ Le pêle-mêle confus au milieu duquel se débattent, après la mort d’Alexandre, les Diadoques et les Épigones, m’a fait bien souvent regretter que le vainqueur d’Arbèles ait eu des successeurs. IV A l’heure où Doria et les Barberousse jetaient les fondemens de leur fortune, Soliman gouvernait, au nom de son père, l’Anatolie. Son pouvoir s’étendait sur toute l’Asie-Mineure. A l’âge de vingt-six ans, la mort de Sélim Ier vint l’appeler en l’année 1520 à ceindre le sabre d’Othman dans la mosquée de Sainte-Sophie. Jamais astre victorieux ne monta plus rapidement dans le ciel. ”
